Billets de lauminguet

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Autour du Mont Blanc

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Lundi 22 août 2016

La quatrième saison (pour les Boitheux) de la série la plus attendue de l'été a déjà commencé ce matin. 

"Sous le soleil", titre de ce premier épisode, a vu s'élancer les équipes de la Petite Trotte à Léon. Une équipe de Boitheux, Robert, Jean-Pascal et Jean-Michel se sont... ah non? Pas cette année? Je me souviens pourtant d'un pacte scellé sur... était-ce une serviette en papier? Mais bon, j'ai dû mal comprendre.

Donc, aucune équipe boit(h)euse ce matin au départ de Chamonix. 

Mais le soleil est là, évidemment, et il met en joie toute cette équipe de Theutois hyper-entrainés venus en nombre : dans l'ordre d'apparition, Christelle, Robert, Bernard, Séverine, Christine, Isabelle, Hedwige, Jocelyne, Yves, Jean-Michel et Yves.

Nous sommes prêts, derrière nos écrans, à suivre leurs incroyables aventures!

Pour les photos, la production a eu l'aimable idée de proposer un "facebook feed" sur ce même site pour ceux qui ne possèderaient pas de compte FB. Vous pouvez évidemment laisser vos "comments" et vos "likes" ci-dessous.

Allez, les Boitheux, faites-nous vibrrrrrrrrrer!

 

L.


 

Mardi 23 août 2016

"La température monte"

Tout le monde ou presque est arrivé à Chamonix. Il ne se passe pas grand chose, mais on sent toute la tension des jours d'avant course.

On annonce des températures élevées pour toutes les courses et l'organisation oblige les coureurs à emporter plus d'eau avec eux.

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne... je m'égare... à 6h très exactement, Christelle, Benny et Robert prendront le départ de la TDS à Courmayeur. Un épisode à ne pas manquer : on verra Robert en LIVE sur la première ligne. Il sera suivi de peu par Benny qui veut éviter les bouchons bien connus à la sortie de Courmayeur! Et ne vous TRACASSEZ pas pour Christelle, elle va assurer!

On est chaud boulette ici à Theux et visiblement à Chamonix aussi!

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Mercredi 24 août 2016

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"Une duchesse pour deux ducs"

La TDS, c'est le doux sigle qu'on peut aussi traduire par "Les Traces des Ducs de Savoie", mais c'est plus long. Et c'est déjà assez long comme ça : 119 km sur les sentiers de Grande Randonnée du pays du Mont-Blanc, de la Vallée d'Aoste, de la Haute Tarentaise et du Beaufortain. 
Suivons dans cet épisode une duchesse, Cris (dossard 7481) et deux ducs, Benny (dossard 7482) et Robert (dossard 7881). Une sorte de ménage à trois! Mais comment vont-ils gérer cela?

Je vous laisse déduire quelle tactique Cris et Benny (intimes à la ville comme sur les écrans apparemment) ont choisie! Auraient-ils décidé de se la jouer "étoiles filantes" pour pouvoir se rouler un super patin à l'arrivée? On devrait le savoir avant l'épisode prochain!

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Et Robert Leduc? Ils l'ont poussé dans un ravin?

À suivre sur Live Trail... 

13h

Pendant que nos nouvelles étoiles filent à toute allure et que Saint Bernard semble veiller sur eux, la température ne cesse de grimper et nos autres "tough runners" vont chercher leur dossard. Car demain, c'est déjà l'OCC, course où les Boitheux sont les plus nombreux, enfin, surtout les Boitheuses. Parmi elles, Isa (une habituée. Elle fait cette année une sorte de pélerinage à Chamonix) et une novice, Séverine (après avoir été photographe officielle il y a deux ans, la voici en star de la montagne!). Mais où sont les autres? Sûrement dans le jacuzzi ou en train de lire un roman policier au soleil! Ici, nous avons rebaptisé notre Yves Lamouche en Charlie (et ses drôles de dames). Sont-ils inquiets? On aimerait le savoir!

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22H

Mmmm, c'est beau l'amour! Je n'arrête pas de le dire à Jean-Pascal! Ça vaut le coup d'oeil de se repasser ce morceau où Cris et Benny passent au Cornet de Roselend! 

Img 0973Alors que les premiers concurrents de la TDS ont passé la ligne d'arrivée à Chamonix, une nuit douce et étoilée s'est emparée de nos trois coureurs favoris du jour qui semblent être équipés d'un sacré moteur! Je reste sans voix... nous sommes tous scotchés à nos écrans, croyant à peine ce qui se déroule sous nos yeux! Ils ont l'air de ne pas autant aprécier les ravitos que moi, mais bon... 

Il leur reste à parcourir moins de la moitié de la course. Je resterais bien éveillée toute la nuit mais avec ce qui s'annonce dans les prochains jours, je risque de ne pas être très en forme samedi! 

 

 

 

 


 

Jeudi 25 août 2016. 7H.

Mes paupières collent encore un peu après ma trop petite nuit. Avant même d'avoir avalé un café, je réalise que nos trois compères n'ont pas fait du tricot cette nuit! L'aube n'est pas le moment le plus facile dans une course pareille et on peut aisément imaginer leur fatigue (bien qu'à nos âges, sortir jusque 6h du mat' relève de l'exploit!). Robert se rapproche du couple Cris-Benny, il ne veut sûrement pas rater le baiser d'arrivée, nous non plus d'ailleurs!

Ils sont en course depuis 25 heures. Ils devraient être pointés au sommet du col du tricot entre 9h30 et 10h. Après, ils n'auront plus qu'à se laisser descendre jusque Chamonix. Enfin, "plus que", descendre ne doit plus être agréable non plus après plus de 100Kms!

À cette heure-ci, il n'y a plus grand monde pour applaudir les arrivants sur la Place du Triangle de l'amitié, à Chamonix. Mais à Orsières, Charlie et ses cinq drôles de dames passent par les toilettes...

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L'OCC est sans doute la plus "féminine" des courses du Mont Blanc, 25 % des participants sont des participantes. C''est sûrement son amour des femmes qui a poussé notre Charlie Lamouche (dossard 10452) à se joindre à Christine (son "officielle", dossard 10460), Hedwige (dossard 9608), Jocelyne, (dossard 10695), Isabelle (dossard 10485) et Séverine (dossard 9992). Laquelle lui passera sous le nez? On le saura ce soir avant d'aller dormir... profitez-en pour récupérer cette nuit avant la CCC et l'UTMB!

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TDS/OCC/CCC "Tu Dois Surtout Oser, Croire, Célébrer Ces Célestes Cimes"

Affiche 2014 web the north face ultra trail du mont blanc

26 août 2014

1-2, 1-2, 1-2... La régie, vous me recevez?

Il est temps de présenter cette pièce grandeur nature, aux accents theutois, mais dont l'action principale se déroule aux delà de nos frontières!

La salle est encore vide. La scène est à peine éclairée. Il faut dire que le spectacle ne commence vraiment que demain pour nos acteurs!

La pièce se déroulera en 3 actes. La PTL et l'UTMB ne seront pas joués cette année pas notre célèbre troupe. 

L'acte I : la TDS. Le rideau se lèvera demain sur "Les Traces des Ducs de Savoie" et sur son acteur principal : Stéphane Salis (mieux connu sous son pseudo de star "lestef"). Nous le suivrons sur les sentiers de Grande Randonnée du pays du Mont-Blanc, de la Vallée d'Aoste, de la Haute Tarentaise et du Beaufortain. 

Stéphane, dossard 7770, entre en scène demain, le 27 août, à 7h. L'histoire commence à Courmayeur et nous pourrons suivre les péripéties de l'aventure de Stéphane pendant 119km (pour les détails techniques : http://www.ultratrailmb.com/page/22/TDS®.html ). 

- oui, oui, la régie? Oui, je vous reçois 5 sur 5. Ah! On me souffle à l'instant que presque tous les acteurs sont dans les coulisses. Seuls manquent deux comédiens, Robert et Isabelle, qui, semble-t-il, arriveront plus tard... Stéphane est, apparemment, sorti des coulisses pour aller chercher son costume. Il serait inquiet parce que le plafond de la scène laisse passer l'eau.

Mais revenons à la présentation de cette pièce grandiose...

L'acte II : l'OCC, sera plus doux (53 km, 3300m+) et essentiellement féminin. En effet, il sera joué par deux ravissantes comédiennes : Christelle Melisen, dossard 9209 et Isabelle Bastin, dossard 9150. Le début de l'acte se tient à Orsières. Soyez assis confortablement à l'heure, 8h, le jeudi 28 août pour applaudir nos deux gazelles qui nous feront partager la belle balade qui les conduira à Chamonix en passant par Champex (http://www.ultratrailmb.com/page/217/OCC.html).

L'acte III : la CCC verra évoluer sous vos yeux ébahis quatre histrions qui foulent les planches depuis fort longtemps et dont les noms sont loins d'être inconnus. Ils travaillent sans filet et sans doublure. Ils répètent ce morceau d'histoire depuis plusieurs mois sans que rien n'affaiblisse leur moral et leurs prestations. Je vous présente Yves Bertrand, dossard 4120, Bernard Moreau, dossard 3636, Jean-Michel Lodez, dossard 5404 (et non le 5401!), et Robert Bastin, dossard 4452. Vous pourrez déjà les applaudir dès 9h, ce vendredi 29 août. La première scène se déroule à Courmayeur et le salut final à Chamonix. Entre les deux, 101km et 6100m+, des sourires, de la sueur et des larmes (de joie!) - preview : http://www.ultratrailmb.com/page/21/Presentation.html

Merci à la régie (Séverine) qui m'annonce que Stéphane a son costume prêt à enfiler pour la représentation de demain!

Stef

à suivre, en direct, un peu différé : ici (actualisé dès que possible!).

à suivre, en direct direct : ici (il suffit d'encoder en haut à gauche le nom de votre acteur/acrice préféré(e))

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"J'aurais aimé être un oiseau, mais courir n'est pas mal non plus". (Bernd Heinrich)

Beaucoup s'accordent pour dire que la course à pied dope la libido et qu'elle libère des endorphines qui nous mettent à l'abri de la dépression.

C'est le genre de phrase qui va me permettre de vous garder accroché jusqu'à la fin du billet. Pourtant, je ne vous parlerai pas de sexe ni de vos hormones (vous pouvez d'ailleurs stopper ici votre lecture si vous êtes déçu !). Le sujet aujourd'hui sera le plaisir et plus précisément celui qu'on éprouve grâce à la course à pied. Le Larousse nous propose comme première définition du plaisir : état de contentement que crée chez quelqu'un la satisfaction d'une tendance, d'un besoin, d'un désir.

Pourquoi parler du plaisir aujourd'hui ? J'avais d'abord promis à Cris d'écrire un billet sur ce thème : "courir pour le plaisir". Cris a en effet pris une excellente résolution pour 2014, elle ne courra plus que pour le plaisir, ne pratiquera plus aucun entraînement spécifique qui la fatigue trop et l'empêche de croquer la vie comme elle en a l'habitude, avec une pêche d'enfer.
Le deuxième événement qui m'a donné envie de jeter sur le papier quelques réflexions, c'est le début de la saison 3 de Salomon Running TV (que vous pouvez suivre sur le net). Les deux premiers épisodes m'ont fait vibrer et m'ont permis de m'interroger sur mes réelles motivations. Qu'est-ce qui m'a lancée sur les routes et les chemins il y a 7 ans ? Qu'est-ce qui m'a poussée à y rester et à allonger de plus en plus les distances ? Qu'est-ce qui pousse de plus en plus d'entre nous à acheter une paire de baskets et à les user ? Bref, pourquoi court-on ? Pour se relaxer, pour être en forme(s), pour sa santé, pour oublier son examen du lendemain ou les humeurs de son patron, parce qu'on vous a dit que vous n'y arriveriez jamais, pour changer de paysage, pour se vider la tête ?
La saison 3 a été inaugurée le 30 octobre dernier avec un petit film nous montrant un biologiste américain célèbre, Bernd Heinrich, qui est aussi un coureur et qui vit en pleine nature dans le Maine. Selon lui, la course à pied est naturelle, accessible, simple, quelque chose qu'on peut pratiquer quand on veut et où on veut.


Courir, c'est être en mouvement, et le mouvement est l'essence même de la vie. C'est pour cela sans doute qu'on se sent si vivant quand on court. Courir est donc une nécessité.
Sentir le soleil, le froid, la pluie sur notre peau, n'est-ce pas se reconnecter avec la nature ? Quand on court, on redevient animal. On part braver les éléments ? Quelle sensation de liberté! Selon Bernd, "le plus important, c'est de courir, point à la ligne".

Le deuxième épisode, Home, nous montre Anna Frost (traileuse néo-zélandaise) qui visiblement revient de loin. Elle a été blessée, son moral est descendu très bas, courir n'était plus un plaisir pour elle et il lui a fallu longtemps avant de pouvoir remettre ses chaussures de running. Quand le plaisir n'est plus là, que se passe-t-il ? Philosophe, elle termine en disant que la course à pied, ce n'est jamais que la course à pied; "la course à pied, c'est juste un bonus, c'est notre passion, ce qui nous fait avancer. Si tu es déçu par la course à pied, ce n'est pas vraiment l'activité qui te déçoit, c'est toi-même. Il faut s'aimer tel qu'on est, parce que c'est tout ce que tu as" (traduction You Tube).


J'aimerais pouvoir encore courir longtemps, comme mon compagnon de route le 24 novembre dernier qui avait 66 ans et 18 Olne-Spa-Olne derrière lui; j'espère pouvoir encore très souvent me dire après avoir couru, comme Fred, que même s'il fait un temps de chien dehors, cela valait la peine de se lever tôt pour aller courir. Au début, j'avais dans l'idée de vous écrire un billet, drôle et léger, pour finir, je me suis fait rattraper par la philosophie et même par la métaphysique. Loin de moi l'idée d'être une donneuse de leçons, genre "il FAUT courir pour le plaisir". Je voulais tout simplement vous livrer mes humbles réflexions et surtout vous souhaiter une nouvelle année de course à pied au cours de laquelle vous pourrez partager de bons moments avec des potes, vous amuser, être fier de vous (mais pas trop quand même, on ne sera quand même jamais médaillé aux J.O. !), sentir les rares rayons de soleil belge sur votre peau (très bon pour votre taux de vitamine D !), vous sentir libre et en communion avec la nature, être inspiré dans votre quotidien (j'ai écrit ce billet en courant, si, si !), admirer de nouveaux paysages (et même dépasser les frontières de la commune de Theux !).
Et ce n'est pas Rory Bosio, première femme  cette année à l'UTMB (7ème au classement général) qui va me contredire! Dailleurs, chère Rory, toi qui cours comme si tu entrais sur scène pour danser Casse-Noisettes à l'opéra de Paris, je te laisse le dernier mot : “Don’t take it too seriously. Yes, you have to put in the necessary training in order to be able to run 100 miles. But it should be fun ! Instead of viewing it as a race, change your perspective so as to not put so much pressure on yourself.”*

Je vous souhaite une année 2014 de course plaisir !

Laurence

* "Ne prenez pas cela trop sérieusement. Oui, vous devez vous entrainer suffisamment pour pouvoir être capable de courir un 100 miles. Mais cela doit être amusant! Au lieu de voir cela comme une course, changez votre perspective pour ne pas vous mettre trop de pression."

Avis aux matheux!

Quelle est la probabilité d'être photographié parmi 40.000 coureurs au marathon de Paris et de se retrouver à la page 7 du magazine Running du mois de juin?

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Dimanche, je suis allée en Egypte...

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… ce billet aurait aussi pu s'appeler "courir avec ou sans musique". En fait, depuis le début du blog des Boitheux, j'avais envie de vous écrire un article sur ce sujet. Puis Olne-Spa-Olne approchait et je me disais que je vous livrerais mes impressions si j'arrivais au bout de la course. Et voilà, on est mardi et aucun des deux textes n'a vu le jour. Je suis lente, très lente, mais j'ai le sens pratique, je vais donc gagner du temps en combinant les 2 sujets, histoire que vous ayez quand même quelque chose à vous mettre sous la dent plutôt que rien.

Quand je pars courir seule, je visse presqu'à tous les coups dans mes oreilles des écouteurs vert pomme. La musique me donne le rythme au début ou m'encourage quand le coup de mou arrive. David Bowie et Freddy Mercury me mettent sous pression, Muse m'ordonne d'accélérer, et Nina Simone me ramène au calme. Je peux tout écouter en courant même de la musique classique (une petite sonate de Bach sur un chemin couvert de feuilles dans la lumière automnale, c'est juste de la magie!). J'écoute toujours à fond au risque de ne pas entendre les 50 vététistes qui attendent derrière moi en se marrant que je me bouge du chemin. C'est surtout sur les longues distances que la musique se révèle être d'une aide précieuse. La musique distrait, elle vous empêche de penser à la douleur ou à la faim, il suffit de mettre sa "power song" (celle qui vous ramène du 36ème dessous aux plus hauts sommets) pour voir les genoux se soulever plus haut, la foulée s'allonger et les ailes pousser.

Mais la course à pied, ce n'est pas qu'allonger la jambe en cadence. La meilleure musique du monde ne pourra pas vous pousser à sortir les soirs d'hiver pour courir. J'aime le "social running" (ça sonne mieux qu'en français, désolée!). Courir à plusieurs, c'est motivant et c'est amusant. Quand on court, on cause. De tout, de rien. De nos ados qui poussent dans tous les sens et qui poussent parfois le bouchon un peu loin. De ce qu'on va manger pour le souper ou de la meilleure recette de cannelloni aux épinards du monde. Des bons plans pour les vacances et du temps qui passe trop vite. Ça va de la conversation la plus banale à la plus philosophique (y aura-t-il de la neige à Noël? Dieu existe-il? Faut-il être un optimiste?).

(C'est ici que vous vous demandez quel est le rapport avec l'Egypte. J'y viens…un peu de patience!)

Mon second sujet est Olne-Spa Olne, la course de 67 km qui a eu lieu ce dimanche 25 novembre. Je pourrais vous parler du vent à décorner les boeufs, des kilos de boue sur et sous les godasses, des pieds mouillés, des ongles qui font mal, des montées qui montent fort, des descentes qui descendent encore plus, des petits détours tordus, du thé chaud et des chips qui font du bien, de l'essuie-glace qui frotte, mais vous irez le lire sur d'autres blogs qui font ça mieux que moi.

(Et c'est là que vous allez voir comment je vais boucler la boucle et comment je suis arrivée en Egypte.)

Avant le départ d'Olne-Spa-Olne, je me suis demandé ( mais ça n'a duré qu'un quart de seconde) si j'allais prendre avec moi mon Ipod. Parce que, même si Jean-Pascal m'avait proposé de faire la course avec moi pour que je puisse arriver au bout, il n'est pas du genre à partager sa recette de mousse au chocolat! Pour finir, je ne regrette pas mon choix. Parce qu'un Ipod, ça ne vous porte pas votre ravito, ça ne vous tend pas la gourde quand vous avez soif, ça ne court pas plus vite que vous pour aller vous chercher un minestrone  quand vous êtes presque morte à Oneux, ça ne vous donne pas la main pour grimper une des dernières crapuleuses côtes, juste avant l'arrivée à Olne, "En Egypte"…

Laurence.

(merci gigantesque à mon sherpa - qui m'est si cher- et à Miss Dafalgan - elle se reconnaitra- qui apparaît là où on ne l'attend pas mais qui est toujours là quand il faut)

LE 4ème TRAIL DES 600 BOITHEUX AURA LIEU LE 9/09/2017
 
 
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