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Nos compte-rendus de courses, de manifestations, d'entraînements, les articles qui nous intéressent...

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Un Boitheux à la Zatac

Jean-Yves est Boitheux depuis peu et il s'est lancé un beau défi. Il participe à la Zatac 2013.

La Zactac, c'est Zatopec Académie. Un programme d'entrainements collectifs et de suivi qui s'auto-définit comme "le défi de ceux qui ne sont pas (ou plus) coureurs et qui veulent le (re)devenir".

Différents groupes Zatac existent : à Liège, Charleroi, Woluwé... et à Spa.

Pour la Zatac de Spa, le défi est de taille puisqu'en partant de zéro, les 13 participants disposent de trois mois pour se préparer aux 21 km des Crêtes de Spa !

Samedi dernier, Jean-Yves était avec ses comparses au départ de la Triplette des Givrées d'Arbespine, l'une des épreuves de leur programme d'entraînement. Au départ et à l'arrivée ! Et en seul morceau svp, même si, comme Jean-Yves l'a si bien dit entre la fin de son effort et son assaut du bar, "il y avait quelques faux plats" !

Télévesdre suit les Zatac et vient de leur consacrer un premier reportage (d'une série de six). Il est visible ici.

Bravo Jean-Yves et bonne continuation !

jean-yves marquet

Conférence sur l'alimentation du coureur

Lundi passé, nous étions trois Boitheux(ses) à la conférence du nutritionniste Damien Pauquet à Grivegnée.

Damien Pauquet est très connu dans le milieu du sport. Il est actuellement nutritionniste du Standard de Liège et a déjà apporté son expertise au marathon de Paris, au RCA Spa, à divers clubs de running et de triathlon notamment. Il est aussi lui-même un excellent coureur : ancien champion de Belgique espoir de semi-marathon, 2h26' au marathon en 2005,... Bref, le garçon est tout sauf un nain, même s'il est loin de mesurer 2 mètres...

La conférence portait essentiellement sur la nutrition avant l'effort, en particulier en course à pied. Que l'on s'apprête à courir un 10 km ou un marathon.

De l'avis général, le propos était très intéressant. Chacun a pu y piocher quelques infos à mettre en pratique au quotidien ou juste avant l'effort.

A la demande de plusieurs Boitheux, pour vous permettre d'en profiter et d'à votre tout faire votre marché dans ces informations, vous trouverez ci-dessous un lien vers le fichier Powerpoint qui a servi de support à la présentation.

Tous les éléments-clés abordés par Damien y figurent (à Grivegnée, les produits Decathon en photos étaient remplacés par ceux d'Overstim, mais bon...).

Et s'il ne fallait retenir qu'une chose, ça serait l'importance de boire beaucoup d'eau et surtout le truc pour voir si l'hydratation est suffisante : les 2èmes urines matinales ne doivent jamais être d'un jaune plus foncé qu'une Jupiler. Un repère qui parlera à quelques Boitheux que je connais !

Bonne lecture et bon ap' !

Télécharger le contenu de la conférence "La nutrition au service des sportifs"

Emission sur les limites du corps

La radio France Culture vient de réaliser une émission sur le thème "Que peut le corps ?".

Le sujet est abordé à travers l'expérience en courses extrêmes de Sébastien Chaigneau, ultra-trailer français bien connu (plusieurs fois dans le top 3 à l'UTMB).

C'est d'autant plus intéressant qu'il n'est pas uniquement question des performances de l'élite. L'émission traite de la notion de plaisir. Du fait que le mental prend très vite le dessus sur le physique quel que soit le niveau du coureur. De la capacité du corps à gommer des douleurs en cours d'épreuve. Des risques. De la comparaison entre les hommes et les femmes. De l'âge des coureurs. Et de l'observation que dans ce type d'effort, l'admiration va dans les deux sens : les derniers classé sont admiratifs des performances des meilleurs mais ces-derniers sont tout aussi épatés par la capacité des moins rapides à réaliser un effort de bien plus longue durée qu'eux.

Les sensations en course, le ressenti, les images auxquelles on se raccroche... tout cela est très bien décrit par Sébastien Chaigneau. Ses propos sonneront très juste auprès de ceux d'entre vous qui se sont déjà frottés à de longs trails et donneront sans doute envie aux autres de s'y coller un jour.

L'émission dure une heure. Evitez peut-être les 3 premières minutes qui sont aussi inutiles que laborieuses :

La super glue, l'amie du coureur !

Voilà, c'est fait, l'hiver est là. Avec lui, nos parcours favoris se transforment souvent en gadoue indescriptible, en mitch match, en flitch flatch (barrez l'onomatopée inutile) ou en ballet sur savonnette. Le plus souvent, habiles comme vous êtes, les glissades sont maîtrisées. Mais il arrive qu'elles nous contraignent à nous retenir au premier objet qui nous tombe sous le main. Ou qu'emportés pas notre élan, nos petits corps ne s'immobilisent qu'en morflant sur un obstacle. Et entre le début de la glissade et ledit obstacle se trouvent invariablement une collection de ronces, un fil de fer barbelé, une branche cassée transformée en pal par une nature qui vous en veut ou (plus rare) un piège à ours.

Bref, il n'est pas rare de s'écorcher les tibias, les mains ou les cuisses. Le plus souvent c'est sans gravité mais ces petites plaies peuvent saigner beaucoup et vous gâcher la fin de votre course.

Un truc tout simple existe pour stopper l'hémorragie : la super glue. Hahaha ! Non, sérieux : LA SUPER GLUE ! J'ai testé et ça marche vraiment. Il suffit de nettoyer la plaie avec de l'eau (tout bon runner a sa gourde d'eau claire ou son camelbak avec lui...), de sécher (il a aussi son paquet de mouchoirs ou son rouleau de pq), de rapprocher les bords de la plaie et de les coller d'un trait de super glue. Le séchage ne prend que quelques secondes et vous pouvez repartir ! attachment.jpg

La composition de cette colle (acide acétique) n'est ni toxique ni allergène, la plaie sera bien protégée pour la fin de votre course et la suture sera facile à retirer par la suite (non, tout le bras ne vient pas avec lorsque vous voulez la retirer !).

Pensez donc à emporter ce petit tube avec vous, surtout pour vos sorties longues dans les bois. Ça ne pèse rien et cela peut vraiment être utile.

JM

Pour les curieux et les sceptiques, plus d'infos à ce sujet en cliquant ici.

Dimanche, je suis allée en Egypte...

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… ce billet aurait aussi pu s'appeler "courir avec ou sans musique". En fait, depuis le début du blog des Boitheux, j'avais envie de vous écrire un article sur ce sujet. Puis Olne-Spa-Olne approchait et je me disais que je vous livrerais mes impressions si j'arrivais au bout de la course. Et voilà, on est mardi et aucun des deux textes n'a vu le jour. Je suis lente, très lente, mais j'ai le sens pratique, je vais donc gagner du temps en combinant les 2 sujets, histoire que vous ayez quand même quelque chose à vous mettre sous la dent plutôt que rien.

Quand je pars courir seule, je visse presqu'à tous les coups dans mes oreilles des écouteurs vert pomme. La musique me donne le rythme au début ou m'encourage quand le coup de mou arrive. David Bowie et Freddy Mercury me mettent sous pression, Muse m'ordonne d'accélérer, et Nina Simone me ramène au calme. Je peux tout écouter en courant même de la musique classique (une petite sonate de Bach sur un chemin couvert de feuilles dans la lumière automnale, c'est juste de la magie!). J'écoute toujours à fond au risque de ne pas entendre les 50 vététistes qui attendent derrière moi en se marrant que je me bouge du chemin. C'est surtout sur les longues distances que la musique se révèle être d'une aide précieuse. La musique distrait, elle vous empêche de penser à la douleur ou à la faim, il suffit de mettre sa "power song" (celle qui vous ramène du 36ème dessous aux plus hauts sommets) pour voir les genoux se soulever plus haut, la foulée s'allonger et les ailes pousser.

Mais la course à pied, ce n'est pas qu'allonger la jambe en cadence. La meilleure musique du monde ne pourra pas vous pousser à sortir les soirs d'hiver pour courir. J'aime le "social running" (ça sonne mieux qu'en français, désolée!). Courir à plusieurs, c'est motivant et c'est amusant. Quand on court, on cause. De tout, de rien. De nos ados qui poussent dans tous les sens et qui poussent parfois le bouchon un peu loin. De ce qu'on va manger pour le souper ou de la meilleure recette de cannelloni aux épinards du monde. Des bons plans pour les vacances et du temps qui passe trop vite. Ça va de la conversation la plus banale à la plus philosophique (y aura-t-il de la neige à Noël? Dieu existe-il? Faut-il être un optimiste?).

(C'est ici que vous vous demandez quel est le rapport avec l'Egypte. J'y viens…un peu de patience!)

Mon second sujet est Olne-Spa Olne, la course de 67 km qui a eu lieu ce dimanche 25 novembre. Je pourrais vous parler du vent à décorner les boeufs, des kilos de boue sur et sous les godasses, des pieds mouillés, des ongles qui font mal, des montées qui montent fort, des descentes qui descendent encore plus, des petits détours tordus, du thé chaud et des chips qui font du bien, de l'essuie-glace qui frotte, mais vous irez le lire sur d'autres blogs qui font ça mieux que moi.

(Et c'est là que vous allez voir comment je vais boucler la boucle et comment je suis arrivée en Egypte.)

Avant le départ d'Olne-Spa-Olne, je me suis demandé ( mais ça n'a duré qu'un quart de seconde) si j'allais prendre avec moi mon Ipod. Parce que, même si Jean-Pascal m'avait proposé de faire la course avec moi pour que je puisse arriver au bout, il n'est pas du genre à partager sa recette de mousse au chocolat! Pour finir, je ne regrette pas mon choix. Parce qu'un Ipod, ça ne vous porte pas votre ravito, ça ne vous tend pas la gourde quand vous avez soif, ça ne court pas plus vite que vous pour aller vous chercher un minestrone  quand vous êtes presque morte à Oneux, ça ne vous donne pas la main pour grimper une des dernières crapuleuses côtes, juste avant l'arrivée à Olne, "En Egypte"…

Laurence.

(merci gigantesque à mon sherpa - qui m'est si cher- et à Miss Dafalgan - elle se reconnaitra- qui apparaît là où on ne l'attend pas mais qui est toujours là quand il faut)

La presse parle des Boitheux !

Le photographe du Jour n'en avait que pour les Boitheux au Jogging de Nivezé (à mon avis, il avait flashé sur la mère Mirguet) !

Au fait, si quelqu'un sait qui est la Boitheuse en bas à droite, qu'il se manifeste !

Source : Le Jour Verviers, 24/10/2012

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Des Boitheux au Marathon et au Cross du Mont-Blanc

C'est le Week End du premier juillet que se déroulait à chamonix le Marathon du Mont blanc. Nous étions trois Boitheux à avoir relevé le défi : Christine et Jocelyne sur le cross du samedi et moi-même sur le Marathon .
 
Nous faisions équipe pour l'occasion avec les joyeux fêtards des "Zafters" ainsi qu'avec Stéphane Piqueray, trailer au long cours de Pepinster.
A notre arrivée vendredi, le kilomètre vertical ouvrait les festivités . Imaginez un D+ de 1000 m sur une distance de 3800 m, c'est dantesque ! Kilian Jornet l'emporte en 36'07".
Imaginez que ce véritable chamoix gagnera deux jours plus tard le marathon en pulverisant le record de l'épreuve de 14 minutes !
 
Le samedi, c'est le grand jour pour les filles. Le cross du Mont blanc, 23 km et D+ de 1454 m emprunte les mêmes chemins que le marathon. Sous un soleil de plomb, Jocelyne et Christine parviendront à bout de cette magnifique épreuve et retrouveront vite le sourire après les "grimaces" dans la dernière rampe avant l'arrivée, ressemblant à un véritable mur lorsqu'on n'a plus beaucoup de jus après les efforts consentis sur le reste de la course. Mais on oublie vite la difficulté pour ne retenir que les magnifiques souvenirs : les paysages, les encouragements tout au long du parcours. A tel point qu'elles se tâtent dèjà pour le Marathon l'année prochaine. Avis aux amateurs(trices) !
 
Le dimanche, c'est mon tour pour le marathon. Changement de décor au lever (4 heure trente) : il "drache" !
Qu'à cela ne tienne, on se prépare et oh! miracle, un peu avant le départ, la pluie cesse et ne réaparaîtra qu'en toute fin de course. Une température idéale pour la course et tant pis pour les paysages, on les a découvert lors du cross du samedi.
Dés le départ, bien conseillé par mon ami Stéphane, nous prenons un départ rapide afin de nous extraire du peloton, synonyme de bouchon à l'approche des premieres vraies festivités.
Si les premiers 17 km ressemblent un peu à un trail dans notre région, après Vallorcine, une ascension de 6 km ( D+ de 940 m ) marque le début des hostilités, suivie d'une descente très technique et longue ( 7 km ) apte à casser les jambes des trailers les plus endurcis : apparaissent des douleurs là où on ne les attends pas. Le final de douze kilomètres est une longue ascension, entrecoupée de quelques "respirations", jusqu'au dernier kilomètre avant l'arrivé à Planpraz : là, face à moi se dresse une piste très large, en lacets. Plus moyen de courir, c'en est trop ! Reste la marche rapide ( comme tout le monde ). Encouragé, que dis-je, porté par les spectateurs entousiasthes, je retrouve dans les derniers 100m une énergie venue d'on ne sait où et je passe la ligne en courant. Le défi est réussi, le sourire revient, quelle superbe course, que de souvenir dans la tête !

Yves Fransolet.

Voir la vidéo de l'épreuve (13 min)

RavitoRavito !

Les filles & PierreTrois pour lui tout seul

p1000385.jpgLa langue bien pendue !

LE 4ème TRAIL DES 600 BOITHEUX AURA LIEU LE 9/09/2017
 
 
Les inscriptions en ligne sont ouvertes : M'inscrire